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La Capoeira
 
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A L'EPOQUE COLONIALE

Durant la période de colonisation du Brésil (16 ème siècle), commença un trafic d'esclaves noirs emprisonnés en Afrique et déportés vers les Amériques où ils étaient vendus. Pour transformer les africains en "parfaits esclaves", les esclavagistes s'employaient à supprimer leur culture, leur âme et les torturaient. Ils ne s'intéressaient qu'à leur corps, leur force et leur résistance au travail. Cette situation inhumaine qui fut soumise aux noirs ne suffit pourtant pas à supprimer leur nature d'être humain à part entière, de corps et d'âme. La capoeira naquit à cette époque : les noirs la créèrent pour l'utiliser comme lutte dans le but de se défendre au moment propice, ou pour se divertir lors des moments libres afin de se détendre entre les travaux forcés, et oublier un instant leur dure condition d'esclaves. Les persécutions commencèrent lorsque les maîtres interdirent la pratique de la capoeira pour différents motifs :

 
     
- elle amenait un sentiment de nationalisme
 
     
- elle donnait individualité et confiance en soi
 
     
- elle favorisait la cohésion entre les groupes
 
     
- elle entraînait les capoeiristes à être agiles et dangereux
 
     
- parfois elle causait des blessures, évidemment indésirables.
 
             
 
Depuis ses débuts, la capoeira fut persécutée et le capoeiriste fut considéré comme un marginal, un délinquant dont la société devait se protéger notamment par des lois qui l'encadraient et le punissaient. L'oppression persista durant des siècles, et pratiquement jusqu'à nos jours.
 
             
             
 

LA LEGALISATION DE LA CAPOEIRA AU XX ème SIECLE

Dans les années 1930 commença un nouveau cycle de l'histoire de la capoeira. A cette époque, le Brésil se trouvait dans une situation difficile sous un régime totalitaire et parmi les lois pénales, il en existait qui considéraient les capoeiristes comme des individus dangereux que l'on devait pourchasser. C'est alors que le capoeiriste Manuel dos Reis Machado, plus connu sous le nom de Maître Bimba, fut convié au Palais du Gouvernement par l'Intervenant Fédéral de l'Etat de Bahia, Juracy Montenegro Magalhães.

Maître Bimba craint alors d'être emprisonné, mais c'est avec surprise que le gouverneur lui demanda de faire une démonstration de l'art de la capoeira avec ses élèves au Palais, devant les amis et autorités du pays, afin d'exhiber l' «héritage culturel» brésilien.

Pour la première fois, le 9 juillet 1937, une académie de capoeira, celle de Bimba, fut enregistrée et reconnue par le Secrétariat de l'Education, de la Santé et de l'Assistance Publique.

L'aspect socioculturelle de la capoeira prit son envol et trouva sa place dans la musique, les Arts plastique, la littérature, etc. L'oppression contre la capoeira et les autres formes de manifestations culturelles afro-brésiliennes, jusqu'alors toutes considérées comme marginales, prit fin : la capoeira survécut et le noirs préservèrent leur lutte et, en la transformant, la rendirent proprement brésilienne. Les persécutions n'aboutirent pas et l'on peut dire que les noirs nous ont donné une leçon de vie par leur capacité à résister et à lutter dans les conditions les plus difficiles.

De nos jours, la capoeira acquière chaque fois d'avantages d'adeptes de toutes races et de toutes classes sociales du Brésil, mais aussi de nombreux autres pays, dont le nombre est sans cesse croissant. Ces autres pays lui permirent de gagner une reconnaissance mondiale en tant qu'art en rythmes et en mouvements qui exprime toute la créativité d'un peuple longtemps et injustement opprimé.

 
             
 
texte: Hiena.
       
             
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