LA LEGALISATION DE LA CAPOEIRA AU XX ème SIECLE
Dans les années 1930 commença un nouveau cycle de l'histoire de la capoeira. A cette époque, le Brésil se trouvait dans une situation difficile sous un régime totalitaire et parmi les lois pénales, il en existait qui considéraient les capoeiristes comme des individus dangereux que l'on devait pourchasser. C'est alors que le capoeiriste Manuel dos Reis Machado, plus connu sous le nom de Maître Bimba, fut convié au Palais du Gouvernement par l'Intervenant Fédéral de l'Etat de Bahia, Juracy Montenegro Magalhães.
Maître Bimba craint alors d'être emprisonné, mais c'est avec surprise que le gouverneur lui demanda de faire une démonstration de l'art de la capoeira avec ses élèves au Palais, devant les amis et autorités du pays, afin d'exhiber l' «héritage culturel» brésilien.
Pour la première fois, le 9 juillet 1937, une académie de capoeira, celle de Bimba, fut enregistrée et reconnue par le Secrétariat de l'Education, de la Santé et de l'Assistance Publique.
L'aspect socioculturelle de la capoeira prit son envol et trouva sa place dans la musique, les Arts plastique, la littérature, etc. L'oppression contre la capoeira et les autres formes de manifestations culturelles afro-brésiliennes, jusqu'alors toutes considérées comme marginales, prit fin : la capoeira survécut et le noirs préservèrent leur lutte et, en la transformant, la rendirent proprement brésilienne. Les persécutions n'aboutirent pas et l'on peut dire que les noirs nous ont donné une leçon de vie par leur capacité à résister et à lutter dans les conditions les plus difficiles.
De nos jours, la capoeira acquière chaque fois d'avantages d'adeptes de toutes races et de toutes classes sociales du Brésil, mais aussi de nombreux autres pays, dont le nombre est sans cesse croissant. Ces autres pays lui permirent de gagner une reconnaissance mondiale en tant qu'art en rythmes et en mouvements qui exprime toute la créativité d'un peuple longtemps et injustement opprimé.